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Jeanne d'Arc -
Traduction chant
allemand - Traduction chant kaddish

Je suis Jeanne d’Arc, la vierge androgyne aux cheveux ras et au cœur
d’Amadou. Je cours sur les plages grises de l’Europe, la citadelle hérissée
de canons. Au-dessus de ma tête tourne le nuage noir des escadrilles au
ventre rempli de bombes. L’armure de fer écorche mes épaules mes poignets
mes genoux. Les limiers de Laval et
Darnand galopent sur les traces de mon
cheval couvert d’écume.
Au cœur de la nuit je me suis arrachée aux bras de l’Illustre Vieillard,
j’ai couru dans la montagne, l’air du matin était vif et déchirait la peau.
Nuage bas qui filent sur
La chaîne des
puys. J’ai salué
les roches Tuilières
et Sanadoire. Le souvenir d’Artus mon frère mon amant, le fiévreux jeune
homme aux yeux clairs et que l’Illustre Vieillard a maudit, me déchire d’un
coup les entrailles.
Je suis Jeanne d’Arc et voilà que les genoux de mon cheval fléchissent et
voilà que mon casque de fer heurte le rocher et se fend, et voilà que ma
tête heurte le rocher et se fend.
Je suis Jeanne d’Arc et je cours les chemins à la recherche de mon frère
bien-aimé, le jeune homme fiévreux, l’Artus aux yeux clairs
-
sans mot dire il s’est arraché à mes bras, il a disparu dans la nuit
- et je foule les mornes prairies et les forêts caduques et les villages
avachis de désastre, quêtant sa trace, et je traverse des places vides
-
fenêtre arrachées, portes défoncées et les foyers éteints
- où tournent des chiens faméliques, et je ne dors que d’un œil dans des
lit sans drap et j’oublie de manger dans des assiettes cassées, et les
sbires de Laval et Darnand me traquent avec une négligence feinte et les
visages se ferment et les portes se ferment lorsque j’évoque le nom de mon
bien-aimé et les lettres de dénonciation me poursuivent comme des chiens
limiers mais, pour si peu, je ne suis pas prête à renoncer non non.
Et maintenant j’enfouis mon visage dans le col de fourrure de l’élégant chef
de la police René Bousquet et je m’affiche en robe du soir-caviar-champagne
au bras de messieurs les officiers-cravache-monocle de la kommandantur et je
décore de La croix
de fer de deuxième classe le fanion de la
LVF mais mon
bien-aimé reste introuvable. Et je fouille wagon après wagon les trains de
la Relève et j’épluche à la loupe les liste des
STO, et je m’accroche à
pleines mains pleines cuisses plein ventre aux barbelés électrifiés du
camp
de Compiègne, et je me glisse, entre deux rondes dans l’enceinte de
Gurs et
de Drancy et de
Beaune-la-Rolande et je soulève les couvertures pouilleuses
sur les châlits branlants, et je grelotte pendant les appels interminables
et je me noie dans les feuillées dysentériques, et je manque défaillir quand
la vague de puanteur s’échappe du wagon à bestiaux
- chevaux 8, hommes 45
- dont je suis enfin parvenue à forcer la porte, mais mon fiancé ne s’y
trouve pas, ni survivant ni déjà mort.
Alors la nuit tombée je rôde autour
des aérodromes de fortune balisés de feux de goudron, je guette avec crampes
le ronronnement du
Lysander, j’aperçois les corolles grises qui tombent
lentement du ciel noir mais mon amant n’y est pas non plus. Et je deviens
une assidue des imprimeries clandestines et de la planque où l’on ne dort
qu’une fois et de la soupente à l’opérateur-radio, et je déchiffre les noms
sur les affiches rouges et les affiches jaunes bordées de sang noir mais son
nom à lui je ne le reconnais pas. Et je parcours en tous sens l’héroïque
plateau des Glières et un à un je retourne les cadavres bleuis et je pose
mes lèvres sur les lèvres des blessures durcies par le gel mais mon amant
n’en est pas, et obstinée j’escalade la plus haute montagne recouverte de
neige et j’enfonce dans la neige jusqu’aux aisselles
- trois jours et trois nuits dans le froid et la tempête, à la recherche de
mon bien-aimé, j’escalade la plus haute montagne.
Et au matin du quatrième jour
- ô le soleil du quatrième jour saignant sur la soie des mers et des fleurs
arctiques
- voilà que je l’entends enfin le cri sauvage, le blasphème familier, voilà
que je l’aperçois les pieds nus dans la neige, les poings enfoncés dans les
poches de son paletot troué, droit sous le soleil du quatrième jour, mon
frère bien-aimé, mon fiancé, mon amant, l’Artus aux yeux fiévreux, le poète
saoul dont le corps est couvert d’entailles et de tatouages hideux, et qui
engueule l’univers, hurlant, je ne sais quoi,
AH LES POUMONS BRULENT, LES TEMPS GRONDENT ! HURLANT PEUPLE
inspiré PAR LA fièvre et le cancer !
infirmes et vieillards tellement respectables qu’il demandent à être
bouillis !
et soudain se jetant dans le vide et tourbillonnant dans le vide, porté par
les courants ascendants et flottant dans l’air raréfié où les aigles
eux-mêmes ne se risquent pas, et dérivant lentement vers les étoiles fixes.
Et les larmes gèlent dans mes yeux
et la fiancée abandonnée tombe sur la neige où rougeoie encore une fine pipe
en terre. à 25 000 mètres
d’altitude, Mickey Mouse pilote sa forteresse volante.
Je ne suis pas Jeanne d’Arc, je ne suis pas la vierge androgyne, la fille
aux cheveux coupés, je ne porte pas précieusement contre ma poitrine
les
cendres du duc de Reichstadt, je n’ai pas affronté sur la
cime des Vosges le
blond Siegfrid en combat singulier et l’Illustre Vieillard ne m’a pas
arrachée à sa cuisse marmoréenne, je ne lève pas mes mains jointes sur
les
ruines de Rouen bombardé par l’aviation anglaise, je ne terrasse pas le
Dragon qui revient pour la troisième fois sur le lieu de son crime, je ne
suis pas l’Herculine nourrie de la moelle des lions, je ne suis pas le
glaive de la vengeance, je ne suis pas le bouclier doublé de velours, je ne
suis pas la serre chaude, je ne suis pas l’effigie, je ne suis pas la
figure
de proue, je ne suis pas la Sibylle, je ne suis pas la devineresse, je ne
suis pas la cathédrale, je ne suis pas la mer des blés, je ne suis pas la
tapisserie inachevée, je ne suis pas le grand ange rose de Strasbourg, je ne
suis pas le sourire de Reims, je ne suis pas
la papesse Jeanne, je ne suis
pas la fille du peuple au cœur d’amadou, je ne suis pas la vierge
hystérique, je ne suis pas la petite fiancée de l’Occident, je ne suis pas
la Diane française, je ne suis pas celle qui chante dans les supplices, je
ne suis pas la rose et le réséda, on ne me fusille pas au mur des fédérés,
je ne suis pas le Génie de la Bastille, je ne suis pas
la carmélite, je ne
suis pas la madone des sleepings, je ne suis pas
la nymphe des ruisseaux, je
ne suis pas la brise du soir sur les douces collines d’Anjou, je ne suis pas
celle qui acquiesce, je ne suis pas celle qui dit non, je ne suis pas celle
qui s’agenouille, je ne suis pas celle qui se couche, je ne suis pas la
peine ni l’honneur, je ne suis pas l’épopée, je ne suis pas la tourmente, je
ne suis pas le calvaire, je ne suis pas la faute rachetée, je ne suis pas la
pénitence, je ne suis pas l ‘Arche d’alliance, je ne suis pas
la Blandine
dans l’arène, je n’écrase pas la tête du serpent sous mon talon, je ne hais
pas le mensonge, je ne suis pas la couronne d’épine, je ne suis pas
la plus
haute tour, je ne suis pas la colombe blessée, je ne suis pas
la grande
pitié du Royaume, je ne suis pas le cœur saignant dans la fournaise, je suis
celle qu’on arrête dans la rue et qu’on fait grimper dans un minibus où on
lui bande les yeux, je suis celle qu’on oblige à retirer sa jupe et ses bas,
je suis celle qu’on couche sur le sol et qu’on fouette sur tout le corps, je
suis celle qu’on plonge dans une baignoire remplie d’eau et d’excréments et
qui pense mourir avec la bénédiction de l’Illustre Vieillard celui-là ou un
autre, je suis celle qui revient à elle et gît à moitié nue dans une mare
d’eau sale et qu’on essaye d’obliger à se lever et à courir en la battant
avec des matraques, et en lui balançant des coups de pied et en la cognant
contre les murs, je suis celle à qui l’on tient les mains et dont on frappe
les mains avec des matraques
(l’un après l’autre ils frappent avec leurs matraque)
et qu’on fait violember face contre terre et à qui on monte sur le dos et à
qui on enfonce une matraque dans l’anus avec la bénédiction de l’Illustre
Vieillard celui-là ou un autre et à qui on promet avec des insultes de lui
bousiller le sexe et qu’on étend sur le dos et qu’on attache par les bras et
les jambes à des piquets et à qui on fixe un fil électrique au petit orteil
et un autre à l’extrémité d’une matraque qu’on essaye de lui enfoncer dans
le sexe avec les félicitations de l’Illustre Vieillard celui-là ou un autre,
je suis celle qui tente de résister et qu’on frappe sur le corps et les
jambes avec le manche d’une hache et à qui on parvient à faire pénétrer la
matraque dans son sexe et à faire passer le courant dans la matraque, je
suis celle qui tombe du vingt-cinquième étage, je suis celle à qui on promet
de lui insuffler de l’air dans le corps, je suis celle qui entend un coup de
revolver dans la nuit et le bruit d’un homme qui meurt et tombe non loin
d’elle, je suis celle qui saigne un sang noir et épais, je suis celle qui
flotte sur la mer les mains liées dans le dos, je suis celle qui s’échoue
sur la plage couverte de détritus, je suis celle qui pourrit dans les
détritus, je suis celle qui ne sera jamais identifiées, je suis la disparue,
je suis la fille sans suaire.
Je suis la pucelle ivrogne. Mes yeux larmoient, mes traits sont gonflés par
l’alcool, mes mains tremblent, je bois trois bouteilles de whisky par jour,
je ne mange plus, je vomis de la bile, je saigne du nez, mes cheveux s’en
vont par plaques. Les pieds nus, déguisé en mendiant, mon vénérable père
s’est enfui en Allemagne, il a rasé sa moustache neigeuse et il porte des
lunettes de soleil, il franchit le Rhin à la nage en brisant la glace avec
ses poings, il s’enfonce dans les forêts celtiques, une meute de loups
trottine sur ses pas.
Et celui-ci avec son pansement souillé et ses tâches de rousseur
- Mickey Mouse
- dort sur mes genoux.
Il ne prend même pas la peine de retirer son blouson de cuir ni ses bottes
fourrées.
Je m’accroupis dans un coin de la carlingue, les huit moteurs de l’avion
développent un fracas de huit mille chevaux, je claque des dents, les
cadrans clignotent autour de la tête de Mickey Mouse qui engloutit un
sandwich au rosbif avec des oignons crus arrosés de ketchup et m’offre un
gobelet de café brûlant, je me brûle les doigts au gobelet de fer, le café
brûlant me traverse la poitrine, l’estomac se tord, la bile remonte d’un
trait à la bouche.
Avec un sifflement de soie déchirée les bombes s’enfoncent dans les grands
fonds nocturnes sous-marins, dessinent d’effrayantes figures sur les
ténèbres vieilles allemandes, villes s’écroulent, bûchers s’allument, tapis
incarnat de la désolation, nous sommes déjà de l’autre côté du globe,
au-dessus de la grande forêt primitive encore toute enveloppée des vapeurs
de la création.
Tandis que le commandant Mickey s’envoie des toasts brûlant garnis d’œufs
brouillés et de confiture de mûres, les bombes glissent toujours des soutes
de l’avion, toujours le même chuintement qui agace les nerfs, qui fend la
trame paresseuse du brouillard, et les feuilles jaunissent et se replient et
se racornissent d’un coup sans même avoir le temps de toucher le sol,
téguments noircis, plastifiés au bout des branches qui cassent comme du
verre, se couvrent de mousses filandreuses farines limailles vertes, et les
grands arbres antédiluviens qui ont vu l’homme sortir à reculons de sa
gangue animale, rongé de l’intérieur s’effondrent d’un coup, et le peuple
entier de la jungle primordiale, traqué jusque dans ses terriers ultimes se
carapate éperdument et se piétine et s’écrase
- combien en réchapperont ? bien peu et qui finiront dans des cages
- devant le Blitzkrieg
Napalm, la coulée des cendres tueuses,
la Géhenne qui
ne dit pas son nom lancée à ses trousses par l’avion pachyderme aux ailes
roses.
Maintenant les crampes me tordent sans arrêt l’estomac, à chaque contraction
une gorgée de whisky, la douleur se calme momentanément puis remet ça, nous
survolons le pôle, la calotte glaciaire commence doucement à fondre, dans le
port de New York le niveau de l’eau ne cesse de monter, je gémis dans mon
fauteuil inclinable, les hôtesses distribuent les plateau-repas, je réclame
un comprimé d’Alka-Selzer, remonte l’allée centrale jusqu’au toilettes est
une tâche très pénible pour moi, un homme est couché sur une civière, cancer
de l’intestin, l’infirmier en blouse blanche vérifie le goutte-à-goutte,
reprend son journal porno, je pousse la porte des toilettes qui résiste, un
homme agonise derrière la porte des toilettes, il s’est tranché une artère
au creux du coude gauche avec le couvercle d’une boite de conserve qu’il a
aiguisé en le frottant toute la nuit sur le ciment de sa cellule, sans cesse
il interrompt son travail pour chasser les rats et la vermine, il se sert
uniquement de sa main gauche, il n’a plus d’ongles à l’autre main, la
cuvette des WC est inondée de sang, l’homme à les deux yeux bandés, il
crache du sang et du sel, terriblement déshydraté par les décharges
électriques l’homme demande à boire, on le force à avaler deux cents grammes
de sel pur, il est saisi de coliques terribles, il ne contrôle plus ses
sphincters, il urine du sang, il glisse dans le coma, on l’oblige à rester
debout, pieds nus, sur des boîtes de conserve ouvertes de différentes
hauteurs, le métal dentelé entre dans la plante des pieds, les muscles des
cuisses deviennent durs comme de la pierre, on le menace de torturer
pareillement sa femme, son fils âgé de quatorze ans. Sous ses yeux, suspendu
par les pieds, nu garrotté, son fils de quatorze ans est passé à
l’électricité, on pousse un canon de revolver dans son oreille, on tire à
blanc, l’homme est sourd de l’oreille gauche, sa langue est coupée,
l’intérieur de sa bouche est à vif, il ne peut ni boire ni parler ni manger,
à cinq heures du matin
- depuis huit heures du soir il est entre leurs mains
-on le jette dans une cellule aux murs ruisselants d’eau, au sol détrempé,
un homme en blouse blanche lui injecte cinq centimètres cube de Paration (tiophosphate
de diétyle paranintrophéline),
l’insecticide pénètre dans le sang, se fixe
dans les reins où il déclenche une poly néphrite aiguë, le grand avion blanc
touche le tarmac, il étincelle sous le soleil, la musique de l’Air joue une
marche entraînante, l’avion s’arrête perpendiculairement au long tapis
rouge, l’air chaud tremble sur ses flancs, s’ouvre la porte de coupée.
Et voilà que la jeune femme à la grenade, la petite-fille de
Hegel, l’égérie
au sein nu de la Rote Armee Fraktion Ulrike M…
- toutes sirènes hurlantes
croisement des projecteurs et des phares gyroscopiques bleu nuit jaillis des
hélicoptères immobiles au-dessus de la prison de Stuttgart-Stammheim
- celle qui hurle des heures durant comme une louve, celle qui se taillade
la gorge avec un couteau à pain, voilà qu’elle force les clôtures, les
miradors, les hauts murs de béton, les écrans vidéo
- mouvement des chars et des minibus de la police, affolement des rotatives,
toutes voix hurlantes dans les mégaphones, les mires à infrarouge des
tireurs d’élite
- et voilà qu’elle parvient tout en haut de la prison de Stuttgart-Stammheim,
au cinquantième étage, maintenant absolument silencieuse, cotonneuse,
aveugle, aveuglante, flottante, seule, seule, sans un bruit, un geste, une
ombre, un souffle, et pénètre dans la cellule entièrement peinte en blanc
avec sa fenêtre en dalles de verre qui ne s’ouvre jamais et le tube de néon
qui grésille vingt-quatre heures sur vingt-quatre et l’œil électronique et
le ronronnement du climatiseur vingt-quatre heure sur vingt-quatre, l’odeur
d’ozone et la cabine en verre blindé du gardien. Et voilà qu’elle découvre
les vêtements jetés en tas sur le sol, le foie gras d’Alsace, la bouteille
de schnaps vide, les revues pornos déchirées, l’électrophone qui tourne à
vide.
Et voilà que le jeune homme fugitif, l’amant fiévreux qui insulte l’univers,
l’Artus à la mitraillette, est étendu sur le sol dans une mare de sang avec
encore dans la main un revolver à canon long Hoecklin
und Koch et ses lunettes de soleil encore accrochées à l’oreille gauche et
un trou noir à la base de la nuque et un autre plus petit au sommet du front
et un impact de balle de neuf millimètres dont l’extrémité a été sciée dans
le mur blanc et une autre balle de neuf millimètres également sciée enfoncée
dans le matelas de mousse.
Et maintenant elle retourne avec précaution le cadavre horriblement décharné
et la bouche grande ouverte du cadavre bien-aimé
découvre les mâchoires auxquelles il manque treize dents cassées nettes
l’une après l’autre, une nuit près l’autre, dans l’insupportable angoisse
du sommeil.
Je suis Jeanne d’Arc, la fille etc., je tiens dans la main droite un
jerrican de vingt litres et dans l’autre une boite d’allumettes de sûreté.
On a coupé mes boucles blondes, rasé ma tête et peint au goudron une croix
infâme sur mon crâne rasé et arraché tous mes vêtements et étranglé le
bâtard incestueux enseveli dans mon ventre, l’amour du poète, etc. Je me
suis assise nue sur le pavé gluant, je verse le jerrican sur ma tête chauve,
l’essence ruisselle sur mes épaules, mon ventre, mes cuisses, je craque une
allumette, la foule recule lorsque jaillit la flamme et que mon cadavre
s’affaisse doucement à l’intérieur de l’armure de fer immobile sur le pavé
dans une volé d’étincelles.
Extrait de Violence à Vichy II de Bernard Chartreux : “ La fiancée de Jeanne
d’arc ”.
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Jeanne
d’Arc :
Le 24 mai 1431, Jeanne fut condamnée à la prison perpétuelle au pain sec
et à l'eau. Au départ de Saint Ouen Jeanne demanda " Or çà, entre
vous, gens d'Église, menez-moi en vos prison et que je ne sois plus en
la main de ces Anglais". Sur quoi monseigneur de Beauvais (Pierre
Cauchon) répondit : "Menez-là où vous l'avez prise" et c'est
pourquoi elle fut ramenée au château d'où elle était partie. Ce mot de
Pierre Cauchon est la véritable condamnation de Jeanne.
Jeanne fut enfin ramenée
dans sa prison, tondue et rhabillée en femme. Elle fut menacée de mort si elle revêtait de nouveau des vêtements
d'homme. Maintenant habillée en femme, elle était à la
merci des Anglais. On la battit, l’insulta, la viola. Elle reprit
l’habit d’homme le 27 mai ; Elle venait enfin de tomber dans leur piège.
Comme le précise Henri VI, en plus d’être « superstitieuse,
devineresse, idolâtre, invocatrice de démons, blasphématrice envers
Dieu, les saints et les saintes, schismatique et fort errante en la foi
de Jésus-Christ », elle fut déclarée hérétique et relapse.
Une « sainte » jeune fille venait d’être
sacrifiée car elle était devenue un danger politique ; on la craignait
parce qu’elle avait combattu contre des hommes et on était jaloux de ses
succès. Son corps avait été brûlé mais, semble-t-il, son cœur demeura
rouge, couleur du sang. Le bourreau prit peur et jeta ses restes dans la
Seine.
Enfin, quatre ans après la mort de la
vrai Jeanne, une pièce de théâtre du nom de « Mistère du siège
d’Orléans » fut jouée dans cette même ville en son honneur.
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Amadou n.
m.
Substance végétale à laquelle une certaine
préparation donne la propriété de prendre facilement feu et de brûler
lentement. Cet amadou serait meilleur s'il était plus sec. Un morceau
d'amadou. Prendre feu comme de l'amadou.
Substance
spongieuse
tirée de l'amadouvier
et préparée
pour s'enflammer
facilement.
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Pierre LAVAL
Laval (Pierre).
Châteldon, 1883-Fresnes, 1945. Homme politique français très hostile à
la IIIème République. Il fut avocat puis député socialiste de 1914 à
1919. De 1923 à 1944 il est maire d'Aubervilliers. Il devient socialiste
indépendant avant d'évoluer vers la droite parlementaire. Il fut à deux
reprises président du Conseil (1931-1932; 1935-1936). En politique
extérieure il souhaite se rapprocher de l'Italie et de l'URSS. Il fut
pacifiste pendant la "drôle de guerre" et joua un rôle capital dans
l'établissement du régime de Vichy (juin-juillet 1940 il réussit à
obtenir de la part des parlementaires l'octroiement des pleins pouvoirs
à Pétain). Il devient ministre d'État et vice-président du Conseil de
juillet à décembre 1940 mais fut écarté du pouvoir en décembre. Il est
remplacé par l'amiral Darlan. Le 18 avril 1942 il est nommé président du
Conseil, sous la pression des Allemands. Il accentue la politique de
collaboration avec l'Allemagne. Il déclare "je souhaite la victoire
Allemande, parce que, sans elle, le bolchevisme demain s'installerait
partout". Il est condamné à mort en 1945 et fusillé le 15 octobre 1945.
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Joseph
Darnand (1897-1945)
Ébéniste, brillant soldat de la Première Guerre mondiale
(médaille militaire), Darnand est employé, puis patron d'une petite
entreprise de transports. Chef des Camelots du roi, il démissionne de
l'Action française en 1928 et adhère aux Croix de feu. Est membre de la
Cagoule après 1936, puis du PPF de Doriot.
Sous-lieutenant en 1940, officier de la Légion d'honneur à titre
militaire, il est fait prisonnier et libéré dès 1940. Rentré à Nice, il
dirige la Légion des combattants dans les Alpes maritimes et fait partie
du Comité directeur central de la Légion des volontaires français.
Fondateur et chef du Service d'ordre légionnaire (février 1942), puis de
la Milice (janvier 1943). Il devient officier de la Waffen SS en août
1943. Il est nommé secrétaire général au maintien de l'ordre
(31.12.1943), secrétaire d'État à l'Intérieur (juin août 1944), membre
de la Délégation gouvernementale à Sigmaringen (septembre 1944). Arrêté
en Italie, il est jugé, condamné à mort et exécuté le 10 octobre 1945.
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La chaîne des
puys
La Chaîne
des Puys, le plus important ensemble volcanique du Massif Central,
s'élève à l'ouest de Clermont- Ferrand, dans le Puy de Dôme, en
Auvergne. L'ensemble comprend 80 volcans effusifs ou explosifs, alignés
du nord au sud sur environ 30 km, au nord des Monts Dore.
Les
éruptions se seraient échelonnées entre 90 000 et 5 000 ans.
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Les roches Tuilière et
Sanadoire
A gauche la roche Tuilière sur laquelle
apparaissent des colonnes prismatiques de trachyte, disposées en gerbe
représente la cheminée d'un volcan ruiné.
A droite la roche Sanadoire est un reste de cône.
Le large vallon qui les sépare fut creusé par un glacier.
Elle porta jusqu'au 15ème siècle un château imprenable qui servit de
refuge pendant la guerre de 100 ans
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Artus
Un certain Artus ou Artorius
aurait existé durant la seconde moitié du Ve siècle et le début du VIe :
celui-ci serait parvenu à unifier provisoirement les romano bretons dans
leur lutte contre les barbares irlandais, pictes et saxons.
Il aurait été nanti du
titre d'Imperator (commandant en chef),
Il aurait remporté
environ 12 batailles,
Il aurait combattu avec
des cavaliers, contre des forces barbares comportant une majorité de
fantassins. La légende idéalisera plus tard cette chevalerie médiévale
avec ses " chevaliers de la table ronde ".
Selon la légende, il
serait mort dans l'Ile d'Avalon (Abbaye de Glastonbury) ou il s'est
réfugié chez sa soeur Morgane après son combat contre son neveu Mordred.
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René Bousquet
René Bousquet, (col de fourrure et
sourire épanoui) entouré des chefs SS pendant la rafle de Marseille.
«Ces
rafles sont de grande envergure, car M. Bousquet estime qu'il est
préférable d'arrêter tous les juifs en une seule grande rafle que de
procéder à plusieurs rafles isolées, lesquelles permettraient aux juifs
de se cacher ou de fuir à destination des pays neutres frontaliers.»
En 1939, René Bousquet devient secrétaire
général de la préfecture de Châlons-sur-Marne. Puis préfet, en 1940,
après l'armistice. Et, ensuite, préfet régional (le plus jeune de
France, à 31 ans), en septembre 1941. Il joua
un rôle déterminant dans la participation de la police aux opérations de
déportation des juifs.
Pierre Laval
approuvera cet engagement de René Bousquet à assurer l'exécution des
rafles de juifs étrangers. Grâce à eux, la France est le seul pays
d'Europe dans lequel des juifs séjournant dans un territoire non occupé
par les Allemands furent déportés.
.Il reste le
meilleur exemple de cette Collaboration de technocrates brillants,
froids et arrogants.
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La croix de fer
Parmi les
décorations pour la valeur militaire, on trouve tout d'abord la série
des Croix de Fer. Crées par le roi Frédéric-Guillaume de Prusse en 1813,
elles furent conservées dans toutes les guerres européennes qui
suivirent. Elles étaient conçues à l'origine comme récompense pour la
bravoure face à l'ennemi. Au début de la série se trouvait la Croix de
Fer 2ème Classe, puis la Croix de Fer 1ère Classe et enfin la
Grande Croix.
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LVF (Légion des
Volontaires Français)
Le nom complet de ce groupe de volontaires
français est : "Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme".
Ce groupe créé en 1941 rassemble des soldats français qui combattent
sous l'uniforme nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.
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STO (service
du Travail Obligatoire)
Derrière ces trois initiales l'histoire
dissimule l'un de ses chapitres les plus douloureux de la dernière
guerre.
Cinq millions d'Européens des pays occupés
ou annexés par les nazis - dont plus de 600.000 français - furent les
victimes contraintes et forcées de ce service du Travail Obligatoire
organisé par HITLER dans sa folie hégémonique.
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Compiègne - le camp de
Royallieu
Oise
situé à environ 80 km au nord de Paris. Compiègne et son camp militaire
de Royallieu (67è Régiment d'Artillerie et 54è Régiment d'Infanterie)
devenu camp de prisonniers de guerre français va servir à dater du 23
juin 1941 de dernier centre d'internement avant le départ pour les camps
de concentration.
Le camp de Royallieu est la préfiguration des camps de concentration :
visite médicale, immatriculation, détention dans des conditions
d'hygiène difficiles, gardiens vociférants accompagnés de leurs chiens,
exécutions, tortures...A l'arrivée dans les camps, la faim, le travail
forcé, les S.S. et tout le raffinement de leur barbarie feront la
différence.
- le 24 juillet 1941 : le camp compte plus de 1 200 internés.
- le 23 août 1941 : Hitler décrète que tous les internés deviennent des
otages.
- le 27 mars 1942 : un convoi de 1 100 juifs quittent Compiègne pour
Auschwitz.
- le 6 juillet 1942 : plus de 1 000 communistes et syndicalistes qui
seront accompagnés d'une centaine de juifs et, de "droit commun" pour
cacher le caractèrepolitique de cette déportation, quittent Compiègne
pour Auschwitz.
- le 23 janvier 1943 : 1 600 hommes et 230 femmes prisonnières au Fort
de Romainville (93) quittent Compiègne pour être déportés respectivement
à Oranienburg - Sachsenhausen et Auschwitz. Trois cents Tziganes et des
"droits commun" considérés comme des asociaux sont également du convoi.
- le 28 avril 1943 : plus 1 000 hommes quittent Compiègne pour être
déportés à Oranienburg-Sachsenhausen.
- le 8 mai 1943 : un convoi de 1 000 hommes part pour
Oranienburg-Sachsenhausen.
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Le camp de Gurs
Pyrénées Atlantiques
Avec une capacité " d'accueil " de 18500
personnes, le camp de Gurs est le plus grand camp du sud de la France.
Construit en 42 jours, de mars à avril
1939 pour interner les combattants de l'armée républicaine espagnole
vaincue par le franquisme, il sera utilisé ensuite comme centre
d'internement pour les indésirables du régime de Vichy et deviendra
l'une des bases de la déportation des juifs en France.
15 mars au 25 avril 39 : construction du
camp
Printemps et été 1939 : le camp " héberge
" les combattants de l'armée républicaine espagnole et les volontaires
des Brigades internationales réfugiés en France
- 5 avril 1939 : arrivée des premiers
réfugiés basques
- avril-août 39 : arrivée au camp des combattants républicains espagnols
: Basques, aviateurs, internationaux, espagnols
- septembre 39 à mai 40 : arrivée des réfugiés espagnols
Eté 1940 : internement des "indésirables"
De mai à juillet 1940, le camp regroupe
des réfugiés arrêtés dans l'agglomération parisienne, des politiques
français, des réfugiés politiques basques
Les réfugiés basques espagnols et les Espagnols sans papiers seront en
grande partie transférés à Rivesaltes. Les femmes allemandes (juives ou
apatrides, réfugiées politiques ou économiques, femmes fuyant plus
généralement le nazisme) sont rassemblées le 15 mai 1940 au Vel d'Hiv,
internées à Gurs et libérées à la fin de l'été 1940. Les indésirables
français : militants communistes (la majorité), syndicalistes,
socialistes, anarchistes, droits communs, quitteront Gurs pour le camp
de Nexon la même année.
22 juin 1940 : Armistice
D'octobre 1940 à novembre 1943, des juifs
sont regroupés au camp de Gurs en attendant leur déportation (juifs
allemands expulsés du Pays de Bade, réfugiés juifs d'Europe centrale).
- 22 octobre 1940 : rafle de 6.538 juifs
du Pays de Bade, du Palatinat et de Sarre (1.125)
- 24 et 25 octobre 1940 : arrivée à Gurs des juifs badois (les autres
sont déportés à Rivesaltes)
Origine des juifs badois :
- Mannheim : 2.335
- Heidelberg : 1.380
- Karlsruhe : 750
- Firbourg-en-Brisgau
- Constance
Près de 1 sur 8 mourra au camp de Gurs (820 décès)
- 1er novembre au 31 octobre 1940 :
nouveaux internements de juifs en provenance :
- des camps de Brens et de Rivesaltes qui sont fermés
- arrestations arbitraires de juifs raflés chez eux par la police de
Vichy ou à la suite de contrôles d'identité, d'opérations de police à
caractère racial et de chasses aux suspects étrangers
Mars 43 : invasion de la zone libre
1 novembre 43 : le camp est dissout mais
pas fermé. Il reste 229 internés.
9 avril 44 : internement de 26 nomades
français
5 juin 44 : internement de 151 femmes (politiques, droits communs,
prostituées)
25 août 44 : à la libération du Béarn, tous les internés sont relâchés
Après la libération, le camp sert de site
d'internement pour les trafiquants du marché noir, les petits
collaborateurs et des prisonniers de guerre allemands.
30 août 44 : internement de 310 soldats
allemands
26 octobre 44 : un premier groupe de collaborateurs entre à Gurs. Il y
en aura jusqu'à 1.585 qui seront tous libérés par la suite.
12 octobre 44 au 31 septembre 45 : 1.475 combattants ou réfugiés
espagnols anti-franquistes sont internés (anciens maquisards FFI qui
combattent le régimes franquiste depuis le territoire français capturés
aux postes frontière). Ils sont très vite libérés
Le camp est définitivement fermé le 31
décembre 1945. Les baraques encore utilisables sont vendues aux enchères
en 1946. Les autres sont brûlées par mesure d'hygiène. Une forêt est
plantée sur les lieux du camp.
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Le camp de
Drancy
Seine-Saint-Denis
Parmi tous les camps ayant existé en
France pendant la Deuxième guerre mondiale, Drancy occupe une place
exceptionnelle. Il a concentré le plus grand nombre de personnes (plus
de 70 000) et a fonctionné comme le principal lieu de départ vers les
camps d'extermination nazis: 67 convois sont partis d'ici. La majorité
des victimes du nazisme en France est passée par Drancy, dernière étape
avant Auschwitz.
Cette cité, construite dans les années trente, a été réquisitionnée par
l'armée allemande le 14 juin 1940. Ce bâtiment en forme de U a
fonctionné tout d'abord comme camp de prisonniers de guerre et devient,
le 20 août 1941, un camp de concentration de Juifs. Il fonctionne
pendant trois ans - jusqu'au 17 août 1944 - comme le principal lieu de
rassemblement et de déportation. Les premiers internés Juifs du Camp de
Drancy arrivent ici le 20 août 1941, à la suite de la rafle dénommée «
rafle du lle arrondissement » car la plupart des 4 232 Juifs arrêtés
habitaient ce quartier. Au Camp de Drancy, rien n'a été prévu pour
accueillir un si grand nombre de personnes. La famine sévit, provoque
des décès et 800 personnes très affaiblies sont libérées début novembre.
Les internés sont alors autorisés à recevoir un colis alimentaire.
Pendant la première année, le Camp de Drancy est placé sous l'autorité
suprême de l'allemand Dannecker. Un fonctionnaire français, nommé par la
Préfecture de police assure le commandement du camp, tandis que la garde
extérieure et la surveillance intérieure sont assurées par des gendarmes
français. Plusieurs services sont créés dans le Camp, assurés par les
internés. Pendant la première année de son existence, les internés du
Camp de Drancy étaient des hommes mais à partir de juillet 1942, le Camp
comporte aussi des femmes et des enfants. De nombreux enfants arrivèrent
à Drancy sans leurs parents, qui avaient déjà été déportés.
Le 2 juillet 1943 une équipe de cinq Allemands, ayant à sa tête Aloïs
Brünner, prend le contrôle du camp de Drancy. L'administration française
est relevée de ses fonctions et le gendarmes n'assurent plus que la
garde extérieure. Le Camp de Drancy devient alors un véritable camp de
concentration nazi. Le régime de la responsabilité collective est
instauré et un petit nombre de nazis assure le contrôle du camp. Si un
interné faisait une tentative d'évasion, les Allemands appliquaient le
principe de la responsabilité collective et cinquante internés étaient
systématiquement victimes de sévices. Un groupe d'internés Résistants
réalisèrent alors un tunnel, destiné à permettre l'évasion de la
totalité des internés. Lorsque ce tunnel a été découvert par les nazis,
il mesurait 38,50 mètres de long et devait aboutir, 1,50 mètre plus
loin, dans l'avenue Jean Jaurès. Les Allemands arrêtèrent quatorze
membres de l'équipe du tunnel, qui furent interrogés sous la torture.
Ils furent déportés par le 62e convoi, le 20 novembre 1943. Sur les
quatorze, douze sautèrent du train en marche et purent, ainsi, rejoindre
la Résistance.
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Camp de Beaune-La-Rolande
Loiret
Construit en 1939 pour y enfermer les futurs prisonniers de guerre
allemands, il servit en définitive aux Allemands pour y regrouper des
prisonniers de guerre français avant leur envoi en Allemagne.
Composé de 14 baraques isolées par des barbelés et surveillé par des
miradors, il accueillit dès le 14 mai 1941 les Juifs Polonais arrêtés en
France.
Il était placé sous la double responsabilité de la Préfecture du Loiret
et de l'autorité allemande.
2 773 Juifs quitteront BEAUNE-LA-ROLANDE les 28 juin, 5 et 7 août, 23
septembre 1942 soit directement pour AUSCHWITZ, soit pour DRANCY.
Le summum de l'horreur se déroulera le 17 août 1942 avec la déportation
en masse des enfants, en très grande majorité français, dont les parents
avaient déjà été déportés. 1 500 enfants environ du CAMP DE
BEAUNE-LA-ROLANDE feront partie du convoi n° 20 qui les acheminera à
DRANCY dans des conditions épouvantables.
La fermeture du camp interviendra le 4
août 1943 sur ordre d'Alois BRUNNER récemment envoyé en France par
EICHMANN pour assister le SS-Obersturmfûhrer Heinz RÔTHKE, successeur de
DANNECKER depuis le 27 juillet 1942.
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Westland
Lysander
Véritable avion "à tout faire", comparable
sur bien des points au Fieseler Storch. Le Lysander devint célèbre au
cours du conflit pour ses réussites dans un rôle bien particulier : le
transport et la récupération d'agents secrets dans les endroits les plus
inaccessibles des pays occupés, tâche qu'il remplissait avec efficacité
grâce à ses excellentes qualités de vol à basse altitude.
Cet appareil fut utilisé surtout pour la
reconnaissance tactique, l'observation des tirs d'artillerie et
l'approvisionnement.
Vitesse maximale : 340 km/h à une altitude de 1525m.
Moteur : un Bristol Mercury XX de neuf cylindres en étoile
refroidi par air, d'une puissance de 870 ch.
Armement : quatre mitrailleuses Browning de 7,7mm, une dans
chaque carénage de roue et deux sur affût mobile à l'arrière de
l'habitacle. Il pouvait emporter une charge de bombes de 227 kg.
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Le plateau des Glières
Le 23 mars 1944, les douze mille
hommes de la 157e division alpine de la Wehrmacht, appuyés
par deux escadrilles de chasseurs et de bombardiers, renforcés par des
troupes de la police de sécurité, par celles de la Gestapo régionale
et par celles de la Milice de Darnand, passent à l'offensive : au
total, vingt mille hommes environ.
Cette opération d'envergure est
lancée contre quelque cinq cents hors-la-loi, " terroristes ",
retranchés sur le plateau des Glières et qui, multipliant les coups de
main et les embuscades, ont même osé repousser les assauts de la
Milice et des G. M. R. II est vrai que leur position est solide : au
coeur du massif des Aravis, le plateau culmine à 1 500 mètres. Pas de
routes pour y accéder, mais de rares sentiers creusés par des
bûcherons.
Les Allemands sont décidés à en
finir avec le maquis des Glières et, le 26 mars à l'aube, le combat
s'engage — un combat à quarante contre un, aviation, tanks et 77 de
montagne contre fusils-mitrailleurs, mitraillettes et revolvers. Ce
jour-là, après avoir livré le premier grand combat à visage découvert
de la Résistance, le bataillon des Glières tombe...
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Duc de
Reichstadt
est le titre donné au fils de Napoléon Ier
Mort sans alliance ni postérité en
Autriche de la tuberculose, il fut enterré à Vienne dans la crypte des
Capucins auprès des archiducs d'Autriche. Ses « cendres » (bien qu'on
utilise ce terme qui appartient au style noble antiquisant, son corps ne
fut jamais incinéré) furent transférées le 15 décembre 1940 aux
Invalides sur ordre d'Adolf Hitler, où il possède une tombe proche de
celle de son père et portant l'inscription « Napoléon II Roi de Rome » ;
la cérémonie manqua son effet (promouvoir la Collaboration) puisqu'elle
coïncida avec l'éviction de Pierre Laval. La date fut choisie pour avoir
lieu 100 ans, jour pour jour, après le transfert des « cendres » de
Napoléon Ier aux Invalides (15 décembre 1840).
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Il y avait déjà bien des saisons que
le nain Régin avait recueilli la mère de Siegfried, Sieglinde, perdue
dans cette contrée déserte et sauvage, juste avant qu' elle ne donne
naissance à son fils. Il les avait abrités, protégés, nourris et, comme
un père , il avait donné au jeune homme une éducation complète, digne
des grands guerriers de ce monde. Il lui avait enseigné l' art du
combat, les ruses de la chasse, comment apprivoiser un chevreuil,
dominer des loups ou dompter un ours. Il lui avait trouvé pour ami et
compagnon de tous les instants un fougueux étalon gris.
Un matin, au retour d' une course lointaine, Siegfried dit à Régin avoir
entendu d' étranges bruits sur la lande, de lointains feulement, sourds
et rauques. Le nain comprit qu' il ne pourrait cacher longtemps la
vérité à son protégé : ces cris sinistres étaient ceux d' un redoutable
dragon qui régnait sur la lande. Ce dragon, nommé Fafnir veillait sur un
fabuleux trésor, dont un anneaux d' or et un heaume magiques conféraient
à ceux qui le possédaient richesse et immortalité.
Régin mit solennellement Siegfried en garde : tous ceux qui avaient
affronté ce monstre avaient disparu à tout jamais. Cela ne fit qu'
augmenter la détermination de Siegfried d' affronter le dragon. Régin
décida alors de confier au jeune homme l' épée de son père Sigmund. L'
arme avait été brisée lors d' un terrible et ultime combat livré par
Siegmund avant la naissance de son fils. Régin avait récupéré l' arme et
l' avait réparé. Cette épée étincelante, avant d' être celle du père de
Siegfried , avait appartenu au puissant dieu Wotan. Douée de pouvoir
magique l' arme avait pour nom Nothung.
Simulant l' indifférence, Fafnir laissa approcher ses ennemis jusqu' à
ce que le cavalier, descendu de sa monture, fût en mesure de lui assener
de violents coups d' épée. Ces coups glissaient sur ses écailles sans
lui faire bien mal. Mais l' un d' eux porté sur une articulation
provoqua une désagréable douleur. Alors saisi d' une effroyable colère,
le dragon prit son souffle et cracha un infernal torrent de flammes.
Engloutis par le brasier, le nain et le cheval furent tués sur le coup.
Seul Siegfried , plus prompt, avait pu reculer à temps.
Fafnir approcha lentement. Parvenu à faible distance, il décida d' en
finir : il prit une nouvelle fois son souffle. Siegfried concentra alors
toute sa volonté pour invoquer l' aide des dieux. Soudain, de Nothung
jaillit un éclair aveuglant, une lumière intense, insupportable,
destructrice qui frappa le monstre de plein fouet. Foudroyé et aveuglé,
Fafnir chancela, lança plusieurs coups de pattes dans le vide. En vain.
Siegfried frappa et Fafnir s' effondra pour toujours.
Les dieux avaient aidé Siegfried. Etourdi de sa victoire, le jeune homme
trempa ses lèvres dans le sang qui maculait Nothung. Aussitôt il sentit
une étrange mutation s' opérer en lui : le langage des oiseaux, qui
commentaient sa victoire, lui était parfaitement compréhensible. Alors
Siegfried s' enduisit tout le corps du sang du dragon et à ce contact sa
peau commença à s' épaissir, se transformant en un cuir impénétrable aux
armes. Toutefois, sans qu' il le sentît, une feuille de tilleul vint se
coller dans son dos, isolant la peau et ménageant ainsi un endroit
vulnérable.
Ensuite, guidé par les animaux, Siegfried arriva jusqu' à une île
mystérieuse où se trouvait la walkyrie Brunrhilde. Elle avait été
endormie là pour toujours , par le dieu Wotan, au sommet d' une montagne
encerclée de flamme. Siegfried osa franchir le rideau incandescent et en
embrassant Brunehilde sur les lèvres, lui rendit la vie. Tous deux
connurent le bonheur jusqu' au jour où Siegfried mourut au combat,
frappé dans le dos, juste à l' endroit ou la feuille de tilleul s' était
posée.
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Marmoréen
masculin
(féminin :
marmoréenne)
Qui a la nature ou l’apparence du marbre.
calcaires marmoréens.
épaules marmoréennes. Visage
marmoréen. Froideur marmoréenne.
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Herculine
Hermaphrodite,
Herculine Barbin nous questionne, à travers un récit émouvant et
sensible, sur la possibilité de pouvoir vivre sa différence. Elle nous
questionne aussi sur ce monde qui a créé des normes dans lesquels on
doit rentrer sous peine d’être rejeté. L’individu ne peut exister que
s’il se confond avec tout le monde.
Adélaïde
Herculine Barbin, dite Alexina est né le 8 février 1838 à Saint-Jean d’Angély.
De 1845 à 1853 elle séjournât d’abord à l’orphelinat, puis au couvent
des Ursulines de Chavagne. De 1856 à 1858 elle séjournât à l’école
Normale d’Oléron (c’est une île de la Charente) De 1858 à 1860 elle
devint institutrice dans un pensionnat.
1860 elle
changeât d’état civil et devint Abel Barbin.
De 1860 à 1868
il vécût à Paris.
Au mois de
février 1868, on a retrouvé dans une chambre de l’Odéon le cadavre
d’Abel Barbin qui s’était suicidé avec un réchaud à charbon.
Elle a connu la
peur dans toute son étendue. L’angoisse de voir son secret terrible
,qu’elle a gardé sur le coeur, découvert. La terreur de devoir payer
pour une faute qu’elle n’a pas commise et de rougir de honte pour être
ce qu’elle est.
Souffrir,
toujours. Forcé, il a du se séparer des gens qu’il aimait et plonger
dans la froideur de l’inconnu.
Une grande
histoire d’amour née dans la pureté, frappée par la fatalité et éteinte
par l’intolérance.
Hercule :
Héraclès (HraklhV) est le célèbre héros
grec, personnification de la force.
Le roi Eurysthée lui imposa une série
d'épreuves, qu'on nomme les 12 Travaux d'Héraclès (d'Hercule).
Mais on lui prêtait bien d'autres
exploits. Armé de sa massue, il avait, à travers le monde, exterminé les
tyrans, les brigands et les monstres
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La figure de
proue
Une figure de proue est une figure
représentative du pays d'où le bateau prend origine. Il est aussi
considéré comme l’emblème du voilier, puisque la figure de proue d’un
voilier diffère l’un de l’autre. Les gens superstitieux de la mer ont
toujours cherché de la bonne chance. Depuis que les premiers voiliers
ont été construits, les marins ont tenté de trouver une solution afin
d’apaiser les dieux mystérieux et imprévisibles avec des offrandes ou
des symboles de paix. Elle est toujours située au même endroit sur le
voilier, au devant.
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Sibylle
Prêtresse
consacrée au culte d'Apollon, qui lui avait donné le pouvoir de
prophétie.
Elle rendra ses oracles sous la forme d'énigmes écrites à Marpessos,
près de Troie. On utilisera communément son nom pour désigner les
prêtresses d'Apollon et plusieurs lieux revendiqueront la présence d'une
sibylle.
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La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg
Probablement le plus beau et le plus célèbre
de tous les monuments alsaciens, la cathédrale qui domine le Vieux
Strasbourg
est un joyau de l’art gothique. Magnifique édifice de grès
rose,
tout en lui inspire l’émerveillement. Pour réaliser ce que le poète
Paul Claudel qualifiait de " grand
ange
rose
", il faudra plus de deux siècles de travaux... les portails sont
ornés de sculptures évoquant les personnages bibliques, la rosace de
quatorze mètres de diamètre, largement inspirée du portail Nord de
Notre Dame de Paris, est si finement dessinée que l’on dirait de la
dentelle. La flèche de cent quarante deux mètres de haut qui donne
ce mouvement vers l’infiniment grand échappa fort heureusement et de
justesse à la démolition, en 1793, lors de la Révolution Française,
ce qui fit de la cathédrale l’édifice le plus haut de tout
l’Occident jusqu’au XIXeme siècle. Il est très surprenant de gravir
les marches qui mènent au sommet et qui permettent de saisir un
point de vue époustouflant sur
Strasbourg.
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Le sourire de Reims
De tous les horizons, mains calleuses,
éreintés, ils sont venus peiner, ils se sont fatigués a monter vers le
ciel, pierre après pierre, au cliquetis lassant des tailleurs de
pierre. Ils ont peiné longtemps, c'était lourd et très haut, leurs bras
se sont usés sans qu'ils soient des héros. Ceux qui tombaient mouraient,
c'était le dur destin qu'ils acceptaient sans joie mais pour un bout de
pain. Ils ont creusé les cryptes et posé les piliers, Suffoquant au
soleil et pleurant aux grands froids, Ils ont sculpté des saints, ils
ont sculpté des rois, des gargouilles et des fruits, tout un bestiaire
fleuri, et puis Jésus, et puis Marie, dieu et la croix, et pour la peine
des hommes , un Ange leur a souri
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La papesse Jeanne
Voici l'histoire telle qu'on la présente
d'ordinaire. Au beau milieu du IXe siècle, une femme d'origine anglaise,
mais née à Mayence, a un jour l'idée de se travestir en homme, pour
suivre son amant dans le monde des études, d'où les personnes du sexe
faible sont exclues. C'est une aventurière amoureuse.
Après s'être rendue à
Athènes, la dame se fit remarquer à Rome où, dissimulant toujours son
sexe avec habileté, elle fut reçue dans les milieux ecclésiastiques et
en particulier, à la Curie. Elle réussit si bien son manège qu'en
juillet 855, à la mort de Léon IV, elle se fit élire Pape et prit le nom
de Jean VIII. Les cardinaux n'y virent que du feu. La chose ne s'était
jamais produite et, pire, était formellement interdite. Deux ans
passèrent. La Papesse, qui avait continué à se livrer aux plaisirs
charnels, se trouva enceinte. Au cours d'une procession qui se déroulait
entre Saint-pierre du Vatican et Saint-Jean de Latran, elle fut prise de
contractions et du accoucher publiquement du fruit de ses péchés. Elle
fut condamnée à mort.
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(1944)
Le recueil La
Diane
française
comprend des poèmes composés par Aragon en 1943 et 1944, et parmi eux
les dix poèmes qu'il avait publiés dans des revues clandestines.
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La Rose
et le Réséda
Louis Aragon |
Celui qui
croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas |
Ils sont en
prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda
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Le Génie de la
Bastille
En souvenir des morts, la révolution de
Juillet 1830 qui l'amena au pouvoir après la chute de Charles X, dernier
roi de France, Louis-Philippe 1er "Roi des Français" fit ériger en 1840
sur ce même site la colonne de Juillet surmontée du "Génie de la
Liberté" tenant d'une main une chaîne brisée et de l'autre le flambeau
de la Civilisation.
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Les Carmélites
On les imagine face contre terre, les
bras en croix et priant Dieu, isolées du monde, totalement investies
dans l'univers mystique, sans aucun autre désir que celui de se
soumettre à la volonté divine. Pourtant, certaines grandes mystiques
comme Thérèse d'Avila (1515-1582) ou Marie de l'Incarnation
(1599-1672) n'ont pas hésité à prendre position par rapport au monde
et à s'emparer d'un certain pouvoir social, bousculant ainsi l'image
classique de ces contemplatrices vouées au monde intérieur.
Juive, Philosophe, carmélite, martyre, Edith Stein
(1891-1942), "dont la vie intense contient la dramatique synthèse
de notre siècle" (Jean Paul II, 1 mai 1985) et que l'Eglise
accueillera parmi ses saints, ouvre de nouvelles voies de rapports et
de communion, dans des milieux différents et à plusieurs niveaux, aux
points noeudaux de l'expérience humaine, chrétienne, ecclésiastique,
interreligieuse.
Edith porte la croix de son peuple
élu, et en partage le sort jusqu'à la mort. Ainsi cette dernière amène
les chrétiens à "comprendre qu'un monde sans Israël serait un monde sans
le Dieu d'Israël" (A. Heschel), et que "tant que le judaïsme restera
étranger à notre histoire de salut, nous serons à la merci des
influences antisémites" (R.Etchegaray), et surtout que "la religion
hébraïque ne nous exclut pas, bien au contraire, dans un certain sens,
elle fait partie de notre religion" (Jean-Paul II).
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La madone des sleepings
Type
de femme fatale cosmopolite. « Une grande voyageuse internationale, …
une
madone des sleepings ».
Sleeping :
wagon-lit.
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Les
Nymphes des ruisseaux
L'imagination des Grecs se les représentait sous les traits de jeunes
filles, d'une beauté ravissante, qui animent de leurs danses et de leurs
chants les
montagnes
et les bois, prennent leurs ébats au sein de la
mer, peuplent les bords des ruisseaux et des lacs, ou font leur
résidence dans les antres, qui sont à la tête des
fleuves.
Sur la
terre ferme où habitent les Nymphes proprement dites, elles s'appellent
Naïades,
quand elles président à la vie des sources, des
rivières
et des lacs.
Dotées de jeunesse et de
beauté, elles possédaient des dons pour la musique, la danse et les
grâces sociales. Elles passaient pour avoir des pouvoirs de guérison et
de prophétie.
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L'arche
d'alliance
L'arche d'alliance est le symbole de la
promesse éternelle, irrévocable et indestructible de DIEU faite à son
peuple de ne jamais l'abandonner, même si certains faits comme la Shoa
pouvaient faire croire le contraire. Elle contient les tables de la Loi
telle qu'elle a été énoncée et écrite de la main de DIEU.
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Sainte Blandine
Vierge et martyre, morte en 177. Fête le 2
juin.
Jeune esclave, Blandine a été martyrisée à
Lyon sous Marc-Aurèle en 177 avec une quarantaine d'autres chrétiens de
Lyon et de Vienne.
Blandine fait preuve d'un courage
extraordinaire qui conduit certains de ses compagnons qui avaient renié
leur foi sous la torture à se rétracter et à souffrir en martyrs. Livrée
aux bourreaux qui avouent n'avoir jamais vu femme souffrir si
courageusement, elle se borne à répéter : « Je suis chrétienne ; il ne
se fait point de mal parmi nous ». Suspendue par les bras et livrée aux
bêtes, celles-ci n'en veulent pas. Exposée au gril, elle est roulée dans
un filet de rétiaire (gladiateur armé d'un poignard et d'un filet) et
livrée à un taureau sauvage, qui la lance en l'air avec ses cornes, puis
on l'achève par le glaive.
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La plus haute
tour
Arthur Rimbaud
Mai 1872.
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Oisive
jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent.
Je me suis dit : laisse,
Et qu'on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête,
Auguste retraite.
J'ai tant fait patience
Qu'à jamais j'oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
A l'oubli livrée, |
Grandie,
et fleurie
D'encens et d'ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n'a que l'image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l'on prie
La Vierge Marie ?
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent !
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La colombe blessée
Théodore de BANVILLE
(1823-1891)

Ô colombe qui meurs dans le ciel azuré,
Rouvre un instant les yeux, mourante aux blanches ailes !
Le vautour qui te tue expire, déchiré
Par des flèches mortelles.
Va, tu tombes vengée, ô victime, et ta soeur
Peut voir, en traversant la forêt d'ombre pleine,
L'oiseau tout sanglant pendre au carquois d'un chasseur
Qui passe dans la plaine.
Le jeune archer, folâtre et chantant des chansons,
Passe, sa proie au dos, par les herbes fleuries,
Laissant déchiqueter par les dents des buissons
Ces dépouilles meurtries.
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La grande pitié du royaume
Un dimanche d'été, Jeanne a sa première révélation : l'archange Michel
apparaît "mêlé au choeur des anges du ciel" pour lui dire "la grande
pitié du royaume de France" et parle "du secours nécessaire à donner au
roi légitime".
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Les
téguments
sont, comme pour les animaux, les tissus
des revêtements externes du corps (épiderme, poil, cheveux, ongles, etc
..)
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Antédiluvien,
enne
adj.
Très ancien, périmé : Des mœurs antédiluviennes ; un habitat
antédiluvien
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La stratégie de
La Blitzkrieg
(mot
allemand signifiant guerre-éclair)
a été mise au point par
le général
allemand
Heinz Guderian durant la fin des
années 1930.
Il s'agit de l'utilisation coordonnée des
blindés et des avions
qui agissent conjointement en ordre groupé pour percer les lignes
ennemies en un point de rupture (le Schwerpunkt).
Une stratégie d'invasion
L'objectif de la Blitzkrieg est de neutraliser l'adversaire avant
qu'il n'ait eu le temps d'opposer un front solide aux attaques de
l'agresseur. Les trois éléments essentiels sont l'effet de surprise, la
rapidité de la manœuvre et la brutalité de l'assaut. Celui-ci n'a pas
pour but de détruire les forces ennemies, mais de les démoraliser (en
terrorisant la population civile) et de les désorganiser (en paralysant
leurs centres nerveux).
La concentration massive des Panzers
en quelques pointes à fait la différence par rapport à la dispersion des
chars Alliés durant la campagne de France ou ceux-ci n'étaient là que
pour soutenir l'infanterie selon la doctrine alors en vigueur.
C'est grâce à cette tactique très offensive que la
Wehrmacht a réussi à vaincre les armées alliées durant la première
partie de la
Seconde Guerre mondiale.
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Le Napalm
est une substance basée sur l'essence
inventée en
1942. Elle est habituellement utilisée comme bombe incendiaire. Sa
formule est faite pour brûler à un taux précis et coller aux objets et
aux personnes. En 1980, son
usage contre les populations civiles a été interdite par une convention
des
Nations unies.
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Définition
Mot issu de l'hébreu Gé Hinnom (גֵיא
בֶן-הִנֹּם), « Vallée de Hinnom ». Il se retrouve une douzaine de fois
dans le
Nouveau Testament. De nombreux traducteurs choisissent de traduire
par le mot Enfer.
La géhenne est communément synonyme de
tortures, d'intenses souffrances pour d'autres comme les
Témoins de Jéhovah il est le symbole d'une destruction totale,
complète.
Histoire
Au temps de
Jésus, la Géhenne était le dépôt d’ordures de
Jérusalem. On brûlait les détritus en y ajoutant du soufre pour que
le feu ne s'éteigne jamais. Les cadavres de criminels et d'animaux y
étaient jetés.
La Géhenne était située dans la vallée de Hinnom
dans la
Jérusalem antique.
Symbole de l'Enfer
Le feu de la Géhenne est devenu le symbole
d’une destruction totale, complète pour les Témoins de Jéhovah. Pour
d'autres, comme l'Église Catholique, il emporte l'idée que ce lieu est
celui de souffrances indicibles.
Certains traducteurs ont rendu le terme
grec par Enfer. Une confusion dans le sens premier du mot Enfer existe
alors, l'enfer de l'Ancien Testament, Shéol, tombe commune aux hommes
n'est pas la même chose que la Géhenne.
Il est à noter que c'est le même mot qui
désigne également l'enfer en Islam.
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Alka-Seltzer
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens,
sont des médicaments aux propriétés analgésiques, antipyrétiques et
anti-inflammatoires. Ils réduisent la douleur, la fièvre et
l'inflammation. Le terme « non stéroïdien » est utilisé pour les
distinguer des glucocorticoïdes, qui (parmi un large éventail d'effets)
ont une semblable action anti-inflammatoire. Les deux plus connus sont
l'aspirine et l'ibuprofène.
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Georg Wilhelm
Friedrich Hegel
(1770-1831) Philosophe idéaliste allemand,
auteur de la Phénoménologie de l'esprit, qui fut l'un des penseurs les
plus influents du XIXe siècle.
La jeunesse de Hegel est
marquée par la patience et le labeur. L'enfant lit beaucoup mais ne fait
pas preuve de dons particuliers, le déclic aura lieu en 1788 alors qu'il
suit les cours de la faculté de Thubingen, qu'il s'intéresse aux thèses
de la révolution française, et qu'il fait la rencontre d'Hölderlin et de
Schelling. Appelé à enseigner à Iéna, Hegel publie plusieurs articles et
développe son système, qu'il expliquera dans 'La phénoménologie de
l'esprit'. Pourtant il doit accepter le poste ingrat de directeur d'un
quotidien provincial et se morfond dans l'amertume. Il en est tiré par
une proposition d'enseignement à Heidelberg, où il commence à fonder son
école. La publication de 'L'encyclopédie des sciences philosophiques'
lui vaut une renommée immédiate et des étudiants accourent de toute
l'Allemagne pour suivre ses cours. Il meurt en 1931, des suites d'une
épidémie de choléra. Rappelons qu'une faible partie de son œuvre avait
été publiée de son vivant, et qu'il fallut attendre la publication des
notes de cours de ses élèves pour que soit connu l'essentiel de son
système.
«L'esprit est pensant : il prend pour objet ce qui
est, et le pense tel qu'il est»
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
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Egérie
était une nymphe des sources. Deux endroits en
Italie lui étaient consacrés:
- le bosquet de
Diane Nemorensis à Aricie, une cité du Latium
- une source dans le bois de Camènes, près de la porte Capène à Rome.
On raconte que le Roi Numa Pompilius avait des rendez-vous fréquents
avec elle et l'aurait consultée pour mettre au point sa législation
religieuse.
Ces réunions avaient lieu à l'endroit où un bouclier sacré était
tombé du ciel et Numa avait consacré le bois de Camènes, où vivait
Egérie, la nymphe des sources.
Après la mort de Nurna, Egérie, inconsolable, s'était réfugiée dans
le bois d'Aricie, où elle aurait été changée en une source pour avoir
interrompu les rites de Diane par ses lamentations.
Son culte est d'ailleurs lié à celui de Diane puisque elle était
invoquée par les femmes enceintes.
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« Six millions de
Juifs furent tués et jetés au fumier de l'Europe parce qu'ils étaient
des Juifs d'argent » (Geldjuden) |
La Rote Armée
Fraktion (RAF : fraction armée rouge)
Mouvement terroriste
d’extrême gauche internationaliste, crée dans les années 70 et dirigée
par Helmut Pohl, Horst Maller, Andréas Baader, Ulrike Meinhof et
Jörg Lang.
Les années 70-80
voient la multiplication des mouvements contestataires violents qui
n'hésitent pas à prendre les armes et à tuer pour signifier leur
désaccord avec la société. En Allemagne, la RAF (Fraction armée
rouge), qu'on appelle en France la bande à Baader, multiplie les
attentats afin de combattre le capitalisme et l'impérialisme. Ils
appliquent les préceptes de la guérilla urbaine.
Ulrike Meinhof devient elle aussi une figure
iconique du mouvement : cette journaliste allemande, qui jouit alors
d'un fort poids médiatique, monte un commando pour libérer Baader après
sa première arrestation en 1970. Ils seront repris un an plus tard,
jugés et détenus dans des conditions très difficiles. Les photos de son
arrestation font la Une des
journaux de
l'époque, tout comme celles de son visage sans vie, après avoir été
retrouvée pendue dans sa cellule en 1976.
On cite souvent la phrase
d'Ulrike Meinhof :
Juin 72 :
Andreas Baader, Ulrike Meinhof, Holger Meins, Gudrun Ensslin, Jan Carl
Raspe et d’autres militants de la RAF sont arrêtés et incarcérés au
quartier de haute sécurité de la prison de Stuttgart-Stammheim.
Mai 76 : suicide [?] de Ulrike Meinhof dans sa cellule de la
prison de haute sécurité de Stammheim après des conditions d'isolement
sensoriel total.
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